Salut tout le monde,
Le soleil repointe le bout de son nez et lâĂ©nergie est bonne ! Personnellement, jâai repris le sport collectif depuis peu aprĂšs une longuuuuue blessure au genou, et ça fait vraiment du bien. Autant pour le cĂŽtĂ© physique que social !
Une bonne petite routine qui mâa toujours permis de dĂ©compresser aprĂšs une journĂ©e de travail et de mieux dormir par la mĂȘme occasion :)
Et vous, quelle est votre relation au sport ? Simple curiosité :-)
AussiâŠ
Vous retrouverez au programme de cette épisode :
Les Neuro-ActualitĂ©s đ°
Le Dossier de la Semaine đ
RĂ©activation Neuronale âĄ
Explorations Cognitives đșïž
La BoĂźte Ă Outils đ§°
LâĂnigme de la Semaine ! đ”ïž
đĄ Pour briller en soirĂ©e
Si vous nâavez pas le temps de tout lire, vous trouverez ici les informations les plus croustillantes de notre Ă©pisode !
Les micro-expressions de dĂ©goĂ»t ou de mĂ©pris ont permis de douter de la sincĂ©ritĂ© de Bill Clinton dans l'affaire Monica Lewinsky. đ€„
Plus tu mens, moins ton cerveau ressent de culpabilitĂ© grĂące Ă un phĂ©nomĂšne appelĂ© « effet dâhabituation ». đ±
MĂȘme les agents entraĂźnĂ©s du FBI ne dĂ©tectent les mensonges qu'Ă environ 60% ! đČ
Paul Ekman, pionnier des micro-expressions, a Ă©tĂ© consultant pour la sĂ©rie TV « Lie to Me » et des agences comme la CIA. đŹ
đ° Neuro-ActualitĂ©s
Chaque semaine, on dĂ©cortique lâactualitĂ© en neuroscience et en psychologie cognitive pour que vous nâayez pas Ă le faire !
đŹ Alençon fait son cinĂ©ma pour sauver des neurones ! Le Planet'CinĂ© d'Alençon sâest transformĂ© en laboratoire de recherche le temps d'une soirĂ©e ! Le 21 mars, une projection caritative du film "Des jours meilleurs" Ă aider Ă financer la FĂ©dĂ©ration pour la Recherche sur le Cerveau. Un cocktail de culture et de science pour aider nos prĂ©cieux neurones, avec une confĂ©rence du Dr Anicet Castelain en bonus. CinĂ©philes et philanthropes, on essayera de vous tenir plus souvent au courant dâĂ©vĂšnement de ce genre !
đ§ Une nouvelle "usine Ă neurones" dĂ©barque Ă Paris . L'Institut Robert-DebrĂ© du Cerveau de l'Enfant ouvrira ses portes en 2027 Ă Paris. Ce centre de recherche high-tech rĂ©unira chercheurs, mĂ©decins et familles pour percer les mystĂšres du dĂ©veloppement cĂ©rĂ©bral. Objectif : mieux comprendre et accompagner les troubles neurodĂ©veloppementaux comme l'autisme ou la dyslexie. Un projet ambitieux qui promet de rĂ©volutionner notre approche de la santĂ© mentale des enfants.
đŹ Ădulcorants : les faux-sucres qui embrouillent notre cerveau ? Une Ă©tude menĂ©e sur des souris rĂ©vĂšle que la consommation rĂ©guliĂšre d'Ă©dulcorants pourrait perturber nos capacitĂ©s de dĂ©cision. Ces substituts du sucre, censĂ©s nous aider Ă maigrir, modifieraient les taux de monoamines cĂ©rĂ©brales, notamment la dopamine. RĂ©sultat ? Des choix plus rapides mais pas forcĂ©ment plus judicieux. Alors, faut-il vraiment troquer son sucre contre de l'aspartame ?
đ Le Dossier de la Semaine
Chaque semaine, nous disséquons minutieusement une thématique des neurosciences pour vous offrir un éclairage complet et captivant !
đ§đ§ Le mensonge passe au dĂ©tecteur des neurosciences
â±ïž Temps de lecture : 10 minutes.Salut Ă tous câest ZinĂ©dine Zidane. Tous les dimanches câest la mĂȘme routine, chaussette gauche, chaussette droite et 15 minutes de CĂ©rĂ©bral pour se mettre en jambe !
Mmmmmh, oui OK tout nâest pas vrai.
Zizou ne mets plus ses chaussettes de footballeur.
Mais alors, vous aurais-je menti ?
Oui, en quelque sorte ! Mais câest uniquement pour vous introduire le sujet du jour, le mensonge vu par les neurosciences.
Petits mensonges innocents ou tromperies élaborées, mentir est une compétence complexe qui mobilise des processus cognitifs sophistiqués.
Expressions, Ă©motions, planification, le mensonge câest tout un art ! (dâailleurs, certains le maĂźtrise Ă la perfectionâŠ)
Mais que se passe-t-il réellement dans notre cerveau lorsque nous mentons ?
Et comment les neurosciences et lâĂ©tude des micro-expressions faciales nous aident-elles Ă dĂ©tecter ces tromperies ?
Mes amis, lâheure de la vĂ©ritĂ© a belle et bien sonnĂ©e.
đ§ Mentir sous lâIRM
Mentir câest un vrai boulot.
Car lorsque nous mentons, notre cerveau travaille davantage que lorsque nous disons la vérité. Plusieurs études en imagerie cérébrale ont identifié les régions clés impliquées dans le processus de tromperie.
Câest le cas de lâĂ©tude publiĂ©e dans Nature Neuroscience en 2009.
Les chercheurs ont montrĂ© que mentir activait plus significativement, 3 grandes rĂ©gions cĂ©rĂ©brales, en comparaison de lorsquâon dit la vĂ©ritĂ©.
Dans le top 3 des gros mythos, on retrouve des régions spécifiques à nos comportements sociaux:
Le grand gagnant est le cortex prĂ©frontal dorsolatĂ©ral (DLPFC). Cette rĂ©gion (en rouge sur la photo), situĂ©e juste derriĂšre notre front est essentielle pour la planification et la gestion des tĂąches complexes. Lorsque nous mentons, le DLPFC est fortement sollicitĂ© pour Ă©laborer et maintenir le rĂ©cit fictif tout en essayant dâinhiber au mieux la vĂ©ritĂ©. Quel petit vicieux !
En seconde position, on peut saluer le cortex cingulaire antĂ©rieur (ACC). Cette zone joue un rĂŽle crucial dans la dĂ©tection des conflits et la rĂ©solution des erreurs. Lorsque nous mentons, cette rĂ©gion sâactive pour gĂ©rer le conflit interne entre la vĂ©ritĂ© et le mensonge.
Enfin troisiĂšme position pour une rĂ©gion sans qui le mensonge ne serait rien, lâamygdale. Cette structure profonde (en bas Ă droite en bleu), est bien connue pour ĂȘtre le centre des Ă©motions, est prĂ©dominante dans la rĂ©gulation Ă©motionnelle du mensonge. Sans elle, la peur et le stress prendraient le dessus sur vos plus belles disquettes, et vos mensonges tomberaient Ă lâeau.
Ces rĂ©gions ont donc leurs habitudes quand on en vient Ă mentit. Mais comme face Ă tous nos comportements rĂ©pĂ©tĂ©s, le cerveau sâhabitue et son activation cĂ©rĂ©brale en fait de mĂȘme.
Et oui, comme on va le voir, plus on ment, plus ces rĂ©gions sâadapte Ă nos comportements.
En sciences, on appelle cela le phĂ©nomĂšne dâhabituation. On vous explique !
đ” Les agitĂ©s du bocal
Une Ă©quipe de chercheurs de lâUniversitĂ© College de Londres a menĂ© une Ă©tude au sujet de lâhabituation. Leur volontĂ© Ă©tait pour comprendre pourquoi certaines personnes mentent de plus en plus, sans pour autant se sentir gĂȘnĂ©es.
Pour cette Ă©tude, 80 adultes ĂągĂ©s de 18 Ă 65 ans ont participĂ© Ă un test simple mais ingĂ©nieux. On leur a montrĂ© des photos dâun bocal transparent contenant une somme dâargent indĂ©terminĂ©e.
Leur mission ? Estimer la quantitĂ© dâargent dans le bocal et transmettre leur estimation Ă un partenaire.
Mais il y avait un piĂšge : les participants Ă©taient incitĂ©s Ă mentir pour gagner plus dâargent, soit pour eux-mĂȘmes, soit pour leur partenaire, ou parfois pour les deux.
Cinq scénarios ont été testés, et les résultats ont mis en évidence que :
plus les participants mentaient pour en tirer un avantage personnel, moins ils se sentaient gĂȘnĂ©s de le faire.
si le mensonge les pĂ©nalisait, ils redevenaient honnĂȘtes.
lâopportunitĂ© de gagner quelque chose rendait le mensonge plus facile Ă rĂ©pĂ©ter.
Au dĂ©but, quand les participants mentaient pour la premiĂšre fois, lâamygdale sâactivait fortement, comme une alarme qui dit : "Attention, ce que tu fais est mal !". Mais au fil des mensonges, cette alarme sâest mise Ă sonner de moins en moins fort.
En dâautres termes, plus on ment, moins on se sent coupable. Et moins on se sent coupable, plus on est tentĂ© de mentir Ă nouveau (hehe).
Câest un cercle vicieux !
Neil Garrett, le chercheur principal de lâĂ©tude, explique ce phĂ©nomĂšne par un "effet dâadaptation". Lâamygdale sâhabitue au mensonge, un peu comme quand on sâhabitue Ă un bruit fort aprĂšs lâavoir entendu plusieurs fois.
RĂ©sultat : amygdale moins activĂ© â moins rĂ©actif aux consĂ©quences du mensonge â plus de facilitĂ© Ă mentir.
Cette dĂ©rĂ©gulation de lâamygdale est une hypothĂšse sĂ©rieuse pour expliquer des pathologies mentales comme la mythomanie.
Chez le mythomane, lâutilisation du mensonge est constante, et la dissociation de la vĂ©ritĂ© et du fictif nâest quasiment plus possible. Câest comme si son cerveau ne lui envoyait plus dâinformation dissonante.
Son entourage se retrouve noyĂ© dans un flux de mensonges oĂč les rares vĂ©ritĂ©s en deviennent mĂȘme difficiles Ă discerner.
Pour continuer, je vous propose de passer de lâautre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre, chez la personne a qui lâon ment !
Bon, on a pas tous un IRM sous le bras pour dĂ©terminer si quelquâun est entrain de nous mentir ou pas. Mais heureusement, câest ici que la psychologie vient au secours des neurosciences.
Comment ? En donnant des pistes de compréhension de la mécanique du mensonge grùce à de simples indices visuels : les micro-expressions faciales.
đ DĂ©tecteur de visages
Les expressions faciales sont notre principal vecteur de communication avec le monde. Ce systĂšme de communication non verbal, nous permet de traduire Ă lâautre nos humeurs et nos intentions.
On distingue deux types dâexpression faciale :
Les volontaires : on choisit de montrer certaines expressions pour communiquer, comme sourire pour ĂȘtre poli. Ăa passe par notre cortex, qui gĂšre la pensĂ©e et la conscience, donc on les contrĂŽle.
Les inconscientes : ces expressions sont automatiques, dĂ©clenchĂ©es par des Ă©motions (joie, peur, etc.) sans passer par le cortex. Elles sont rapides et parfois incontrĂŽlables, ce qui peut crĂ©er des micro-expressions qui trahissent nos vraies Ă©motions. Elles sont universelles : mĂȘme les bĂ©bĂ©s ou les aveugles les utilisent.
Ce sont ces micro-expressions inconscientes qui nous intĂ©ressent dans le cadre de notre sujet du jour ! Celles-ci trahissent souvent les Ă©motions rĂ©elles dâune personne, mĂȘme lorsquâelle essaie de les dissimuler.
Paul Ekman, un psychologue pionnier dans lâĂ©tude des Ă©motions, a identifiĂ© sept Ă©motions universelles (joie, tristesse, colĂšre, peur, surprise, dĂ©goĂ»t et mĂ©pris) qui se manifestent par des micro-expressions.
Il a notamment mis en évidence, une personne qui ment peut laisser échapper une micro-expression de peur ou de dégoût, révélant ainsi son inconfort ou sa culpabilité.
đĄ Les travaux de Paul Ekman ont inspirĂ© la sĂ©rie âLie to meâ, pour lequel il a Ă©tĂ© consultant scientifique. Il est Ă©galement formateur et consultant pour le FBI, la CIA et lâATF, pour des avocats, des juges et des sociĂ©tĂ©s telles que les studios dâanimations Pixar, Industrial light et Magic.Un cas cĂ©lĂšbre illustrant lâutilisation des micro-expressions est celui de lâaffaire Monica Lewinsky. Les analystes ont notĂ© que Bill Clinton, lors de son tĂ©moignage, prĂ©sentait des micro-expressions de dĂ©goĂ»t et de mĂ©pris lorsquâil niait avoir eu une relation avec elle, ce qui a suscitĂ© des doutes sur la vĂ©racitĂ© de ses rĂ©ponses.
Ces travaux restent tout de mĂȘme Ă prendre avec du recul. Toute micro-expression nâest pas automatiquement source de âvĂ©ritĂ©â, tandis que toute activation de lâamygdale nâest pas synonyme de mensonge.
đ„ą Quelques pincettes
Car, bien que ces techniques offrent des outils puissants pour comprendre et détecter le mensonge, ils ne sont pas infaillibles.
Par exemple, certaines personnes, comme les psychopathes, peuvent mentir sans activation significative de lâamygdale, car elles ne ressentent pas de culpabilitĂ© ou de peur.
De mĂȘme, les micro-expressions peuvent ĂȘtre difficiles Ă interprĂ©ter sans une formation approfondie.
Une Ă©tude publiĂ©e dans Psychological Science (2014) a montrĂ© que mĂȘme les professionnels formĂ©s Ă la dĂ©tection du mensonge, comme les agents du FBI, ne parviennent Ă identifier correctement les mensonges que dans environ 60 % des cas, Ă peine mieux que le hasard. (pas trĂšs rassurant tout ça)
Enfin, le mensonge nâa parfois pas que du mauvais.
Parfois il est mĂȘme considĂ©rĂ© comme un Ă©lĂ©ment adaptatif dans nos sociĂ©tĂ©s. Des Ă©tudes sur les primates montrent que mĂȘme eux utilisent des mĂ©thodes de tromperie pour accĂ©der Ă la nourriture ou au partenaire.
Nâoublions pas la fameuse phrase : « La fin justifie les moyens. »
Détecter le mensonge reste un défi, nécessitant à la fois des outils scientifiques et une interprétation humaine nuancée.
Alors, la prochaine fois que vous sentez quâon vous ment, observez attentivement : peut-ĂȘtre apercevrez-vous une micro-expression rĂ©vĂ©latrice, ou simplement un cerveau en surchauffe qui tente de jongler entre la vĂ©ritĂ© et la fiction ?
đ Ce quâil faut retenir
Un cerveau qui sâagite đ§ : notre cerveau travaille davantage que lorsque nous disons la vĂ©ritĂ©. Il recrute notamment nos fonctions exĂ©cutives et le rĂ©seau Ă©motionnel.
Les zones du mensonge đ : 3 rĂ©gions clĂ©s sâactivent significativement lorsque nous mentons : le cortex prĂ©frontal dorsolatĂ©ral, le cortex cingulaire antĂ©rieur et lâamygdale.
Lâamygdale sâhabitue au mensongeđŽ : une baisse dâactivation de lâamygdale sâobserve chez les personnes qui mentent frĂ©quemment. Cet effet dâhabituation nous pousse Ă avoir plus de facilitĂ© Ă mentir.
Souriez vous ĂȘtes dĂ©masquĂ©s đ€ : lâĂ©tude des micro-expressions permet de discerner des Ă©motions chez quelquâun pouvant ĂȘtre une rĂ©ponse inconsciente Ă la production dâun mensonge.
Tout nâest pas parfait âł : les techniques dâimagerie et dâĂ©tude des micro-expressions ne sont pas infaillibles, et le mensonge garde encore quelques secrets.
PS : on serait ravi dâavoir vos avis sur cette article. Alors, si vous avez la moindre question, la moindre anecdote, ou tout simplement lâenvie de partager quelques choses avec nous, nâhĂ©sitez pas Ă commenter ci-dessous.
Pour aller plus loin đ
đ Livre : Mensonges !
đ VidĂ©o : Quand le mensonge entraĂźne le mensonge
⥠Réactivation Neuronale
La meilleure façon de consolider ses apprentissages, c'est de les tester rĂ©guliĂšrement (et ça, c'est prouvĂ© par les neurosciences đ). RĂ©activons ensemble ce que nous avons explorĂ© la semaine derniĂšre !
La semaine derniÚre, nous avons vu plusieurs choses dans cet épisode :
Pouvez-vous vous rappeler de ce dont nous avons parlé ?
Prenez 30 secondes pour essayez de vous rappeler au mieuxâŠ
âŠ
[âŠ.]
âŠ.
Allez, on vous aide. Voici les 5 points quâil fallaient retenir de cet Ă©pisode :
- đ§ Des neurones dĂ©diĂ©s : des chercheurs ont identifiĂ© des cellules cĂ©rĂ©brales activĂ©es spĂ©cifiquement pour reprĂ©senter lâabsence.
- đą Lâeffet du premier chiffre : une perte de 5g sur 400g semble plus grande quâune perte Ă©quivalente sur 450g.
- đ DĂ©lĂ©gation cognitive : plus nous comptons sur lâIA, plus nos capacitĂ©s de rĂ©flexion autonome sâatrophient.đșïž Explorations Cognitives
Chaque semaine, nous explorons des modĂšles et techniques issus de la psychologie cognitive pour questionner vos certitudes, renverser vos perspectives et trouver des solutions lĂ oĂč vous ne les attendiez pas.
đŻ Qu'est-ce que la loi de Goodhart?
La loi de Goodhart, formulée simplement, nous rappelle une vérité ironique : dÚs qu'une mesure devient un objectif, elle perd immédiatement sa valeur de mesure. Autrement dit, dÚs que tu te mets à tout miser sur un indicateur précis pour suivre ton progrÚs, cet indicateur risque vite de devenir contre-productif.
Pourquoi ? Parce que tu finis par oublier pourquoi tu l'avais choisi au départ, et tu deviens obsédé par le chiffre plutÎt que par ce qu'il est censé représenter.
Imagine une école qui juge la réussite éducative uniquement sur les notes aux examens : trÚs vite, professeurs et étudiants joueront le jeu du « bachotage intensif », quitte à oublier complÚtement la compréhension profonde des sujets.
La loi de Goodhart, c'est donc ce petit rappel qu'il faut rester prudent avec nos chiffres et nos indicateurs : vérifie toujours qu'ils ne te font pas dévier de ton véritable objectif.
Quelques exemples concrets pour vous aider Ă comprendre đ
đœïž Alimentation :
â Compter scrupuleusement les calories dans une appli.
â Manger exclusivement des produits "0 calorie", comme ces desserts « light » douteux. RĂ©sultat ? Tu as peut-ĂȘtre zĂ©ro calorie, mais tu frĂŽles aussi le zĂ©ro nutriment.
đ Apprentissage :
â Faire 1h quotidienne de Duolingo pour apprendre une langue.
â Cliquer mĂ©caniquement sur les leçons pour atteindre le quota.
Ă la fin, tu sais dire "Le cheval mange du pain", mais tu paniques dĂšs que quelqu'un engage une vraie conversation.
đ¶ââïž ActivitĂ© physique :
â Faire 10 000 pas par jour absolument.
â Marcher en rond dans ton salon Ă minuit pour atteindre ton objectif. Techniquement, tu fais tes pas, mais avoue quâon est loin de la randonnĂ©e revigorante.
đ» ProductivitĂ© :
â Utiliser une appli pour tracker toutes tes tĂąches quotidiennes.
â Ajouter "prendre une pause" Ă ta liste juste pour pouvoir la cocher fiĂšrement.
"Une métrique ne doit jamais devenir une rÚgle rigide, mais rester une boussole souple : elle montre la direction, mais ne te dit pas à quelle vitesse marcher."
En rĂ©sumĂ©, la loi de Goodhart est lĂ pour nous rappele que lorsque nos indicateurs deviennent trop importants, ils finissent par nous Ă©loigner subtilement de nos vĂ©ritables intentions. Alors gardons-les Ă leur place : utiles, mais jamais tyranniques ! đ
đż ShowerThought
Ces moments d'illumination sous l'eau chaude de votre douche ne sont pas un hasard. Chaque semaine, on vous partage une rĂ©flexion spontanĂ©e et inspirante pour questionner lâordinaire et titiller vos neurones ( tout droit sortie de notre douche⊠ou de nos amis sur Reddit, pour les connaisseurs.)
âĄïž Les habitudes sont des dĂ©cisions qu'on n'a plus besoin de prendre.
âĄïž Nous vivons dans un monde oĂč l'on peut recevoir une livraison en 15 minutes mais oĂč l'on doit attendre 3 mois pour un rendez-vous mĂ©dical - notre dĂ©finition de l'urgence s'est inversĂ©e.
âĄïž Le paradoxe du choix moderne est parfaitement illustrĂ© par les plateformes de streaming: plus nous avons d'options, plus nous finissons par regarder des rediffusions de sĂ©ries que nous connaissons dĂ©jĂ .
đ”ïž LâĂ©nigme de la semaine !
Chaque semaine, on vous propose une petite énigme pour faire travailler vos méninges !
LâĂ©nigme de la semaine derniĂšre Ă©tait :
Je commence la nuit et je termine le matin. Je suis présent deux fois dans l'année. Qui suis-je ?Et la réponse était : La lettre "n"
La nouvelle Ă©nigme est : đ
J'ai des villes, mais pas de maisons. J'ai des montagnes, mais pas d'arbres. J'ai de l'eau, mais pas de poissons. Qui suis-je ?VoilĂ , câest tout pour cette semaine !
Cérébralement vÎtre,
Bertrand & Romain đ§ âš
PS: NâhĂ©sitez pas Ă partager cette newsletter avec vos proches / ami(e)s / collĂšgue(s). Câest une bonne dose de motivation pour nous !
Et puis si vous nâĂȘtes pas abonnĂ©, abonnez-vous ! đ
PS: nâhĂ©sitez vraiment pas Ă nous faire des retours sur ce que vous aimeriez voir !
Disclaimer : Les informations présentées dans cette newsletter s'appuient sur des recherches scientifiques. Cependant, les résultats ne sont pas des certitudes absolues et représentent parfois des corrélations sans prouver de causalité directe. La science des neurosciences évolue constamment. Ces conseils sont des pistes de réflexion à considérer avec esprit critique.
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